C’est l’histoire d’un gouvernement et sa majorité

Un gouvernement qui a juré de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une cause majeure de son mandat, mais dont le ministre de l’intérieur est accusé de viol, et reconnait avoir échanger des avantages contres des actes sexuels. Dont le ministre de la “”Justice”” prend à cœur d’accuser les femmes victimes de violence qui osent enfin le clamer en place publique de “balances”.

C’est l’histoire d’un gouvernement dont le ministre de l’éducation pilote un syndicat lycéen et lui attribue toutes les subventions possibles dans l’optique de casser les blocus.

Un gouvernement qui a été élu “pour faire barrage à l’extrême droite” mais dont le ministre de l’intérieur (encore lui) reçoit la présidente du premier parti nationaliste pour échanger avec elle sur le « maintien de l’ordre ».

L’histoire d’un gouvernement dont le chef de sécurité considère la police comme sa propre milice et qui s’excite à aller tabasser des personnes qui manifestent en tenu de « maintien de l’ordre ».

L’histoire d’un gouvernement qui a été capable de mener une opération de perquisition digne d’une opération antiterroriste sur des simples opposant-e-s politiques institutionnel-le-s.

Un gouvernement qui multiplie les lois de répressions, qui veux tout voir, tout filmer, mais qui refuse qu’on filme sa police, qui la protège coûte que coûte, veut lui offrir une retraite dorée quand il sucrera celle de tout le monde.

Un gouvernement qui veut supprimer des associations pacifistes de personnes musulmanes.

Un gouvernement qui fait passer dans un texte jetant la recherche publique en pâture au marché capitaliste, un article qui puni de 3 ans de prison une simple occupation de fac (le seul recours qu’ont encore les étudiant-e-s face à leur précarisation de plus en plus importante).

Un gouvernent qui d’ailleurs espère pouvoir censurer la recherche « islamo-gauchiste » sous prétexte qu’elle n’est pas assez « Républicaine », lorsque la télévision de son pays boucle sur des théories racistes, xénophobe, antiféministes, fascistes en somme.

Un gouvernement et sa police dont on ne compte plus les mains arrachées, les yeux crevés, les mort-e-s.

L’histoire d’un gouvernement qui pourrait justifier le fascisme, l’inquisition, la dictature, par « les petits commerçants » dont il se fout allègrement, « l’antiterrorisme » qu’il finance allègrement, et la lutte contre une épidémie lorsqu’il démonte l’hôpital public.

C’est l’histoire d’un gouvernement né avant la honte.

Et face à ça, les examens, les fins de mois, les courses de Noël, etc…

Face à ça l’individualité tant exaltée par ce gouvernement. Une manif de temps en temps pour la forme, des policiers bousculés après des années d’impunité à mutiler, juste de quoi remplir les chaines de télévision pour continuer à boucler sur l’insécurité… Et la semaine d’après le retour à la normal

Le commun sera notre porte de sortie, organisons-nous et dégommons-les bon sang, tout ça n’a que trop duré.

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