Appel à une manifestation le 31 octobre contre les politiques autoritaires et racistes de la préfecture et des mairies

En l’espace de 4 mois, la préfecture de Caen a procédé à pas moins de 11 expulsions de squats. 350 personnes ont été jetées à la rue, majoritairement des familles avec enfants… Ces squats, ce sont des bâtiments vides et à l’abandon, en passe d’être démolis. Sur 8 500 logements vides en agglomération caennaise (selon l’INSEE), combien suffiraient pour loger ces personnes sans solution ? Au contraire, la plupart de ces derniers sont murés pour éviter toute atteinte à la spéculation immobilière. En parallèle de cette précarité qui ne cesse de s’accentuer, on assiste à une pression politique et médiatique qui instrumentalise des faits divers d’occupation pour justifier un acharnement sur l’occupation de logements vides, notamment à travers une loi ASAP, votée récemment, entendant permettre une accélération des procédures d’expulsion. Celle-ci permettrait d’étendre la notion de résidence à tout type de bâtiment, au gré des décisions du Ministère du logement

Le choix assumé politiquement et judiciairement est de favoriser le droit de propriété privée de biens inutilisés, par rapport au droit au logement.

Le 20 octobre dernier, à Cagny, 3 squats ont été expulsés dans la cité ouvrière de l’ancienne sucrerie. Ces bâtiments appartiennent à Saint Louis Sucre, filiale de Südzucker, pesant au niveau européen 8 milliards d’euros, licenciant où c’est possible, empêchant toute reprise de site (notamment celui de Cagny) en justifiant d’une activité de stockage factice pour éviter toute concurrence. L’avocat de Südzucker a prétexté une mise en vente des maisons, pour l’une d’elle inoccupée depuis 5 ans, pour justifier de l’urgence de l’expulsion. Mise en vente qui s’est effectuée… le lendemain de l’officialisation ! Coïncidence ?

L’État préfère valider les stratégies économiques de la compagnie, au détriment du droit fondamental à être logé.

A Ouistreham, les conditions de survie se sont dégradées : accès à l’eau et à la nourriture rendu plus difficile, interdiction de se réunir sur le rond-point à l’entrée de la ville par un dispositif de pierres et de grillage ayant coûté 25 000€, etc… De plus, le harcèlement policier s’intensifie depuis la fin du confinement. Les gendarmes du PSIG n’hésitent plus à tirer au LBD sur les exilés tentant de s’approcher du port, à créer des incidents pendant des distributions alimentaires, et encore récemment à percuter en voiture un soudanais, ce qui lui a valu 6 semaines d’attelle pour une épaule luxée.

La préfecture de Philippe COURT, ainsi que les mairies, se font les relais d’une dynamique nationale d’expulsion et de violence sociale.

En l’espace de 4 mois, la préfecture de Caen a procédé à pas moins de 11 expulsions de squats. 350 personnes ont été jetées à la rue, majoritairement des familles avec enfants… Ces squats, ce sont des bâtiments vides et à l’abandon, en passe d’être démolis. Sur 8 500 logements vides en agglomération caennaise (selon l’INSEE), combien suffiraient pour loger ces personnes sans solution ? Au contraire, la plupart de ces derniers sont murés pour éviter toute atteinte à la spéculation immobilière. En parallèle de cette précarité qui ne cesse de s’accentuer, on assiste à une pression politique et médiatique qui instrumentalise des faits divers d’occupation pour justifier un acharnement sur l’occupation de logements vides, notamment à travers une loi ASAP, votée récemment, entendant permettre une accélération des procédures d’expulsion. Celle-ci permettrait d’étendre la notion de résidence à tout autre type de bâtiment, au gré des décisions du Ministère du logement

Le choix assumé politiquement et judiciairement est de favoriser le droit de propriété privée de biens inutilisés, par rapport au droit au logement.

Le 20 octobre dernier, à Cagny, 3 squats ont été expulsés dans la cité ouvrière de l’ancienne sucrerie. Ces bâtiments appartiennent à Saint Louis Sucre, filiale de Südzucker, pesant au niveau européen 8 milliards d’euros, licenciant où c’est possible, empêchant toute reprise de site (notamment celui de Cagny) en justifiant d’une activité de stockage factice pour éviter toute concurrence. L’avocat de Südzucker a prétexté une mise en vente des maisons, pour l’une d’elle inoccupée depuis 5 ans, pour justifier de l’urgence de l’expulsion. Mise en vente qui s’est effectuée… le lendemain de l’officialisation ! Coïncidence ?

L’État préfère valider les stratégies économiques de la compagnie, au détriment du droit fondamental à être logé.

A Ouistreham, les conditions de survie se sont dégradées : accès à l’eau et à la nourriture rendu plus difficile, interdiction de se réunir sur le rond-point à l’entrée de la ville par un dispositif de pierres et de grillage ayant coûté 25 000€, etc… De plus, le harcèlement policier s’intensifie depuis la fin du confinement. Les gendarmes du PSIG n’hésitent plus à tirer au LBD sur les exilés tentant de s’approcher du port, à créer des incidents pendant des distributions alimentaires, et encore récemment à percuter en voiture un soudanais, ce qui lui a valu 6 semaines d’attelle pour une épaule luxée.

La préfecture de Philippe COURT, ainsi que les mairies, se font les relais d’une dynamique nationale d’expulsion et de violence sociale.

Face à cette politique raciste et autoritaire des gouvernements successifs, l’Assemblée Générale de lutte contre toute les expulsionsappelle à une manifestation le samedi 31 octobre à 14h, place du théâtre à Caen, jour du passage à la trêve hivernale.

à retrouver sur le wordpress de l’AG de lutte : https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/2020/10/26/appel-a-une-manifestation-le-31-octobre-contre-les-politiques-autoritaires-et-racistes-de-la-prefecture-et-des-mairies/

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