CA GAZE CE MARDI MATIN A OUISTREHAM : Blocage du ferry

Ce matin, vers 5h, environ 200 révolté·e·s se sont retrouvé·e·s aux entrepôts des cheminots pour partir sur une action. Annoncée comme une action d’ampleur, les manifestant·e·s n’ont pas été déçu·e·s.

Dès le départ le ton est donné : “Et si y en a qui viennent pour la bagarre, pour jeter des pierres qu’ils partent, ce sont toujours les premiers à partir de toute façon”, la convergence, d’accord, mais la pluralité des méthodes de lutte, sûrement pas ! On n’est pas des anars quand-même ! Soit ! Il faut croire qu’il n’y avait pas de lanceur·euse·s de pierres aujourd’hui car personne ne sort des rangs (à moins que ces dernier·e·s n’aient un cerveau et aient compris seul·e que l’action ne s’y prêtait pas, mais d’aucun·e·s en douteront certainement).

Dans la joie et dans la bonne humeur, le blocage surprise du ferry de Ouistreham est bien arrosé (on parle de pluie là hein, pas de mauvais esprit !). Malgré cela, la motivation ne faiblit pas. On ne lâchera pas, il faudra employer la force pour nous déloger. Petit à petit, véhicule par véhicule, les forces de police et de gendarmerie se positionnent.

Vers 8h l’assaut est donné, c’est la lutte finale, alors nous nous groupons pour que demain l’internationale soit le genre humain. Les policier·es nous attaquent sur notre flanc droit (toujours bien à droite celleux-là) tandis que la gendarmerie nous pousse par la gauche. Très vite, face à la force du nombre, il n’y a guère d’autre issue que de faire usage de la gazeuse à main. Mais la bataille fait rage, on ne lâche rien malgré les crachats et les larmes.Une deuxième salve de coups de gazeuse (et peut-être une troisième, une quatrième… C’est difficile à estimer lorsque l’on est aveuglé) finira par avoir raison de la volonté des manifestant·e·s.

Nous quittons alors Ouistreham la tête haute. Certes les camions prendront le ferry, certes on peut regretter le manque de folie dans “l’affrontement” là où les gilets jaunes, à la même époque l’an dernier, avaient tenté de saboter les camions pour gagner coûte que coûte (peut-être que sans injonction de type : “Ne provoquez/insultez pas la police, ce sont des prolos comme nous” on est plus inventif·ve après tout).

On ne peut que saluer la détermination des personnes présentes sur place, la pertinence et l’importance de l’objectif choisi. Si cette action est une défaite, elle est cependant une réussite.

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