Oasis ou barbarie

La foule peuplant le désert est déshydratée, sans vie.

Ou plutôt,

La foule dans le désert est assoiffée, en quête de vie.

Chaque goutte, chaque gorgée, chaque moment passé auprès de l’oasis avant de ne devoir à nouveau suivre, sa longue traversée du désert

 Lui fait sentir qu’elle « est » avant tout.

Elle se ressource, profite des zones d’ombre et des sursis offerts par le soleil, même si la nuit peut parfois ne pas être de tout repos.

Elle survit.

Elle survit, mais elle souhaite vivre.

C’est pourquoi, quand la peine se fait trop pénible, la foule s’arrête de marcher.

C’est ainsi, assoiffé d’enfin vivre sans entraves, qu’elle construit ses puits, retourne à la source, occupe les oasis

Et vie.


Aimé

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