IL EST TEMPS D’ASSUMER, IL N’Y A PLUS DE TREVE !

L’accès à un logement et à des conditions de vie dignes est un droit inaliénable pour toutes et tous.

Il nous faut conquérir une propriété d’usage inaliénable du logement contre la propriété privée lucrative, la rente et la spéculation immobilière.

Texte de l’assemblée de défense du marais

Trêve  n.f. : Cessation provisoire des combats, pendant une guerre, par convention des belligérants.

            Le 22 octobre 2019 était expulsé le squat du Marais à Caen où résidaient près de 250 personnes exilées, dont de nombreuses familles avec enfants de tous âges. Cette agression de l’Etat français et de sa police, sur un lieu qui offrait (quoiqu’en dise la préfecture) nettement plus de confort et de protection que les chaussées glaciales de la ville, est advenue à quelques jours de la trêve hivernale.

            Ainsi, le 1er Novembre est censé marquer une trêve. L’État et sa police, les usuriers et leurs huissiers ne pourront plus, jusqu’au 31 Mars expulser les locataires précaires de leurs logements devenus trop chers. Il leur faudra ronger leur frein durant quelques mois avant d’expulser les dizaines de milliers de personnvs qui se voient chaque année jetées manu militari hors de leur maison (plus de 30000 rien que l’an passé).Ils pourront cependant continuer d’expulser les squats, habités par les plus précaires mais au risque de s’attirer les foudres d’une l’opinion publique adoucie par l’ambiance de noël.  EDF, ENGIE (d’ailleurs propriétaire du 5 rue du marais) pourront limiter les débits d’électricité et gaz, ou de les réduire au strict « minimum vital », en réalité à peine de quoi survivre pour des milliers de pauvres. Ils pourront, discrétement, venir tout couper dans les squatsn comme dans celui de la Grace de Dieu à Caen, en espérant que les habitant.e.s aillent geler ailleurs.

            Alors peut-on parler de trêve ? Pour la deuxième fois, le mouvement des gilets jaunes montre que l’hiver peut, et doit être un moment de lutte puisqu’il n’y a pas de trêve dans les agressions que nous subissons, parce que des lois scélérates à l’origine de la misère sont votées chaque saison. Lorsqu’un gouvernement fait entrer en vigueur une réforme des allocations chômages immonde le jour même de cette trêve hivernale, il envoie un message clair : la guerre qu’il nous mène ne connaîtra aucun repos, aucune accalmie, aucun temps-mort. Qu’arrivera-t-il au million de de personnes au chômages touchées par cette réforme, se retrouveront-elles protégées par la trêve hivernale ? Devront-elles déménager au retour des beaux-jours ? Etre expulsées par la force ? Et qu’advient-il aujourd’hui des milliers d’exilées et de sans abris mis a la porte des foyers, des squats, des squares, des villes? Les places en centres d’accueil sont volontairement restreintes alors on parque les gens dans des gymnases ou on les abandonne sur les trottoirs.

Il est temps d’assumer, il n’y a plus de trêve !

            Rendez vous ce vendredi 8 novembre à 17h30 à l’église saint jean !

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